02 jeudi 06

Je ne peux patedire où mon cœur bat  en moi pr toi pcq c partout et komcé qd je pense à toi c toutltemps

 

Anne m’inquiète un peu ! je l’ai connue sérieuse comme une nonne, pas un seul petit copain jusqu’à ses 25 ans. A cette époque, elle s’est entichée de Sidoine, beau gars rencontré aux Beaux Arts, qui était persuadé que son prénom le prédestinait à  des succès artistiques, peintre à ses heures, poète  à ses nuits, et bon-à-rien à ses journées inactives…. Elle a fini par s’en séparer, non sans mal.  C’était en 2000, je m’en souviens bien car Mamie était très craintive du changement de siècle, elle avait tout un répertoire de catastrophes annoncées et elle était presque déçue que le 1er janvier 2000 ait été un 1er janvier comme les autres ! Quand elle a appris que Anne avait quitté Sidoine, tout au début de l’année, elle s’est réjouie en déclarant qu’en fin de compte, le vingt-et-unième siècle présageait d’un avenir meilleur ! A partir de là, Anne s’est découvert une âme de Don Juanne, papillon amoureux et folâtre, avec une petite accélération, m’a-t-il semblé à la mort de Papa.

Et depuis 3 mois, José est devenu le centre de son univers, légèrement frénétique, la frangine, monomec et monomaniaque ! Un grain de poussière  la déstabilise complétement. A la réflexion, Anne m’inquiète....  beaucoup